04 juillet 2009
Machine à rêves

Au coeur de ma machine à rêves
Celle qui vit tout au fond de moi
Je dépose avec attention
Et chaque jour cela s'entend
Des ingrédients exceptionnels
Je la nourris de pensées tendres
De petits riens et de grands touts
D'un peu de vous, d'un peu de moi
Mais surtout de beaucoup de Toi
Au coeur de ma machine à rêves
J'ai déposé de jolies fleurs
Un sourire bleu et tes yeux noirs
J'y ai mis tout l'espoir du monde
De la force et des sentiments
De la patience, des émotions
Mille trésors hier enfouis
La douce paix des astres lents
Le plaisir des soleils couchants
L'azur et l'océan unis
La vague qui berce ma vie
Ton nom qui résonne à n'en plus finir
Et là, dans le soleil Levant
J'ai déposé nos deux sourires
26 juin 2009
Pont de Gau
Des souvenirs heureux
Ont ressurgi hier
Du lointain de ma nuit
Des souvenirs douceur
Des souvenirs bonheur
Cachés dans mon oubli
Enveloppé du temps
Qui passe nonchalamment
Et qui jamais n'arrête
De couler son présent
J'ai retrouvé des pages
De ces moments enfouis
Par toutes ces années
Et mon coeur a vibré
C'était à Pont de Gau
Face au Parc aux oiseaux
Une cigogne noire
Mon ami si fragile
Et un blond hollandais
Mais surtout mes chevaux
Galopant au marais
J'ai retrouvé Pronto
Dans les étendues vastes
D'un pays si secret
Surgi de mon passé
J'ai retrouvé ici
Les amis qui ont fait
La bohémienne que je suis ...
14 juin 2009
Sel
Me voici de retour
Pardonnez-moi d'être parfois un peu silencieuse,
mais il m'arrive de devoir m'absenter
pour raisons professionnelles,
et de ne pas avoir de connection à ma disposition.
Un grand merci pour tous vos passages amicaux,
pour vos sympathiques commentaires,
et pour vos petits mots.
Du fond du coeur, je vous embrasse ...
Je fus marin dans l'antan de ma vie
Je fus marine le temps d'une éclipse
Et je fus vague dans les eaux endormies
Je fus le sel dans une vie trop sage
Et je fus vie dans une mort précoce
Je fus un chant dans une nuit sans lune
Je fus soleil dans un ciel souvent gris
Je fus musique et je fus joie de vivre
Pourtant mon coeur toujours
Dans le vent de la nuit
Soupire ses murmures ...
09 juin 2009
Au matin de l'âge d'homme
Grand-Coeur à bien voulu
C'est un plaisir pour moi
Et un honneur aussi ...
Voici les mots de Grand-Coeur

Au sortir de l'enfance
Ce fut le grand fracas
Gueules d'amour,
Paysans et fils de,
Par millions sont allés
Vomir leur insouciance
D'Ypres à Gallipoli
Au matin de l'âge d'homme
Ils se sont éveillés.
Gueules Cassées
Survivants improbables
Monuments nationaux
Hérauts du pacifisme
Et fruits de l'obusite
Quatre ans qui firent le siècle
Quatre ans qui furent une vie
Il faut garder des larmes
Pour plus tard
01 juin 2009
La glycine
Ce texte autobiographique
m'a été inspiré par cette photo
de mon ami Potierfou
Au fond du grand jardin
Souriait une glycine
Encadrant la tonnelle
Recouvrant de son ombre
Le petit banc de bois
Et non loin d'eux je crois
Mes rires sans soucis
Ceux de mon frère aussi
Au fond du grand jardin
Tout près de la glycine
S'envolaient loin les rêves
D'un grand-père et d'un frère
Le second s'est enfui
Et l'autre l'a suivi
Un élan différent
Deux sauts dans l'inconnu
La glycine n'a pas su
Mais elle a deviné
Les grands rires ont cessé
Et l'ombre s'est glacée
La maison fut vendue
La détresse est entrée
S'est mêlée aux sanglots
Des coeurs abandonnés
Au fond du grand jardin
Trônait une glycine
Elle est restée sans voix
Lorsque la vie partit
La glycine a perdu
Jusqu'au goût de rêver
Au fond du grand jardin
Pleurait une glycine
29 mai 2009
Regards
Pardonnez mon absence
Excusez mes silences
Manque de temps
Et mon ordi si capricieux
Je viendrais vite vous saluer
Et vous souhaite un bon week-end
Je vous embrasse
Ton regard effleure le mien
Voyage au bout de l'infini
D'un impossible face à face
Tes yeux ont pénétré les miens
Beaucoup de bleu, un peu de gris
Vague d'écume un soir d'été
Nos yeux s'étreignent et se retiennent
Elégance d'un ciel immense
Eternel parfum de la flamme
Mais quand tout dort, yeux enlacés
Que tes yeux possèdent les miens
Pensées fragiles et délicates
J'ai glissé dans tes paysages
Je me suis plongée dans tes rêves
Ce sont les miens que j'y ai vu
Dans mon regard j'ai mis le tien
Et quand j'ai cherché dans mon coeur
C'est ta tendresse que j'ai trouvée
19 mai 2009
Une fleur a germé

J'ai cherché sur la grève
Et je n'ai rien trouvé
Car d'un coffret de rêve
Je n'avais pas la clé
J'ai puisé dans la mer
Et dans tous les abîmes
Jusqu'au fond de l'enfer
Aux portes de l'ultime
Puis j'ai levé au ciel
Mon regard égaré
J'y ai vu l'essentiel
Un coeur m'a effleurée
Et d'un petit royaume
D'un écrin enchanté
Dont l'ivresse m'embaume
Une fleur a germé
14 mai 2009
Liberté insolente

Une histoire de gitans
Et de leurs feux de camps
Me revient en mémoire
J'ai vécu leur roulotte
Mon coeur est parmi eux
Mes yeux sont leurs voyages
Ma jupe bohémienne
Aux couleurs chatoyantes
Brodée d'éclats de rêves
Tourbillonne aux accords
Des guitares ardentes
Et je danse nus pieds
Dans la poussière grise
D'un été passionné
J'ai monté leurs chevaux
Dans la nuit infinie
Les hommes étaient si fiers
Et les femmes cambrées
Leurs yeux luisaient d'amour
Liberté insolente
Je lisais dans les mains
L'aventure de demain
Je dormais sur les plages
Je vivais mon bonheur
12 mai 2009
Retour
D'un clic me revoici,
les dents pleines de sourires,
les yeux pleins de ciel bleu
et les doigts engourdis ...
Un grand merci à tous pour vos gentils messages,
pour votre patience, votre chaleur, votre humour ...
Je viendrais tous vous visiter, vous qui m'avez manqué.
A très vite ...
Et durant tout ce temps, j'ai rêvé ...
J’ai rêvé …
Je dormais sur la plage
La vague me câlinait
L’eau en était si tiède
J’ai rêvé …
Je m’étais endormie
Et toi, tu souriais
02 mai 2009
Panne
Mon ordinateur
a choisi ce 1er mai
pour se déclarer
sans la moindre émotion
"EN PANNE"
En panne je suis donc ...
Vous voudrez bien me pardonner
de ne pas pouvoir vous visiter
Merci à tous de vos passages
et de vos petits mots sympathiques
J'espère vous retrouver très vite
En attendant ce moment
que j'espère rapide
je vous fait à tous
un gros bisou iodé
27 avril 2009
La vieille
Pour Déborah
A cause de ce tableau
La vieille tricotait
Tous ses refrains enfouis
Sur une mélodie
Envolée dans la nuit.
Un clapotis de notes
Egarées dans la brume
Entraînait les pensées
De l'aïeule vers ailleurs.
Ses doigts filaient le temps
D'un cliquetis perdu
Aux tréfonds de l'oubli.
Un long ruban de vie
Naissait de ses doigts fins
Existence trop lourde
Qui courtisait encore
L'hiver des souvenirs.
La vieille ne pleure pas
Ne sourit pas non plus
Elle est là, silencieuse,
Presque absente, et pourtant,
Elle médite en tirant
Le fil de sa pelote
Sur les aiguilles fines
Qui dansent dans ses mains.
Sous son fichu noué
La vieille aux mille rides
Respire son passé
Au rythme d'un tricot
24 avril 2009
Images de toi
J'ai des images dans la tête
De vagues, de mouettes et d'embruns
De bateaux ivres de désir
Et de voyages dans le sable
De mes rivages jamais atteints
Tableau de toi sous le soleil
Photos de nous en contre-jour
Portraits d'hier et de demain
Clichés où tu me tiens la main
Dessins de nuits ensoleillées
Et de petits matins nocturnes
Saveur de sel au bord des lèvres
Bouquet de mer dans tes prunelles
Un goût d'amour et de musique
Un goût de toi, un goût de moi
J'ai des images qui deviennent vagues
22 avril 2009
Coeur inconnu
Etienne, du blog fourre-tout
m'a proposé d'écrire quelques mots pour souligner ses photos
Ce qui fut fait avec plaisir
Vous trouverez donc aujourd'hui chez
Etienne, dit "Bazar 78"
une page qui ressemble à celle-ci
vous y verrez mes mots
mais surtout ses photos
Etienne, j'ai reçu ta demande comme un cadeau
Un grand Merci
Lorsque le jour s'endort
Quand vacillent les ombres
La flamme se ravive
Dans le coeur de la pierre
Se cachent des trésors
Et des cris qui résonnent
Meurtris et pétrifiés
Douloureuse sentence
J'ai eu cette vision
Que tu n'existais plus
Pourtant là, sous la pierre
C'est ton corps qui repose
Toi l'époux au coeur tendre
L'amant, le fils, le frère
La jeunesse d'un monde
Surpris dans sa folie
Combattant inconnu
Mais jamais oublié
Les pierres ne parlent pas
Elles gardent les secrets
De ceux que l'on dépose
Dans leur éternité
La flamme recèle un coeur
Qui ne sourira plus ...
17 avril 2009
Le peuple de la lande



Le peuple de la lande
N'a guère son pareil
Pour animer la grève
Les soirées de pleine lune
Il s'affaire et s'active
Car il faut que tout brille
Pour attirer les belles
Qui viendront de leurs ailes
Dans la lumière de l'astre
Danser comme il se doit
La splendeur de la mer
Lutins et korrigans
Parsèment alors de fleurs
Les sentiers de la côte
Pour y guider ainsi
Les pas gracieux des fées
Puis ils les guetteront
En toute discrétion
Car si elles s'enfuyaient
Privée de ce spectacle
La mer serait colère
Elle se ferait amère
Et malheur aux marins
Perdus dans les flots noirs
Les vagues vengeresses
Pourraient bien les garder
Au fond des lames sombres
Alors une sirène
Viendrait de son doux chant
Bercer leurs âmes en peine
Puis de ses bras bien tendres
Elle irait les border
Dans la nuit des hauts fonds
Et sur leurs fronts brisés
Elle viendrait déposer
Un tout dernier baiser
Ses larmes couleraient
Et la mer gronderait
13 avril 2009
La petite fille
Souvent la petite fille
Dans les mystères de son sommeil
Rêve de tant de merveilles
Ses songes l'emportent très loin
Dans les pays ou le divin
Mène à l'extase ses chemins
La petite fille parle aux chevaux
Leur raconte par mille mots
Tous ses hiers et ses demains
Ses grosses peines et ses chagrins
Ses grands bonheurs et ses câlins
La petit fille joue dans le sable
Plonge ses mains et ses sourires
Puis d'un grand geste de la tête
Explose ses rires en cascade
La petite fille est si heureuse
Que mon bonheur en la voyant
Est sans limite dans ce partage
La petite fille est mon voyage
La petite fille est un soleil ...
06 avril 2009
Juste le feu

Pas de fantôme en cette nuit
Juste le feu dans sa torpeur
Pas de musique pour me bercer
Juste la flamme dans sa langueur
Pas de sommeil pour oublier
Mais la lueur qui danse encore
Lumière farouche et perceptible
D'un océan fait de murmures
De chuchotis incandescents
Qui donnent à la vieille armoire
Des airs de n'avoir plus cent ans
De tendres plaintes en longs baisers
La nuit mollement s'assoupit
Dans l'onde pure d'un ciel serein
Puis les étoiles bordent la lune
Privilège des noctambules
31 mars 2009
Retiens en toi

Certains rivages solitaires
Guidés par l'onde très secrète
Couchent leurs mots et leurs espoirs
Le temps d'un jeu ou d'un soupir
Car dans le soir naissent les songes
Et les senteurs d'îles lointaines
Rappelles-toi mon tendre ami
Le parfum doux et scintillant
De chaque étoile de mon regard
Entends encore le martèlement
D'un coeur livré à la folie
De ses émois inavoués
Retiens en toi le goût du sel
Posé sur ma lèvre amoureuse
L'odeur du vent dans mes cheveux
Et mon sourire entre deux rires
Car à l'heure des grandes marées
Lorsque se découvre l'estran
Dans la respiration du vent
Nous naviguions sur l'océan
Sans savoir ou mène la vague
Loin de la rive prisonnière
Oubliant qu'au petit matin
Evadés d'un monde parallèle
Un chaud soleil nous chasserait
De l'indulgence de nos nuits blanches
27 mars 2009
1 an
Ma roulotte voyage depuis un an déjà
Sur les chemins secrets de la toile des mots
Elle vous a rencontré amis de chaque jour
Nos cœurs se sont croisés aux différents détours
De mes pensées posées dans mes pages vermeilles
J'ai beaucoup partagé et j'ai beaucoup reçu
Vos cœurs se sont confiés dans le monde caché
Des coulisses secrètes de nos intimités
Et mon cœur bat plus fort de vous connaître mieux
Je connais des visages et je connais des voix
Car dans le virtuel certains se font réels
J'ai rencontré des cœurs et de jolis regards
Alors un grand merci à vous qui me lisez
17 mars 2009
Mon âme bohémienne ...
Mon âme bohémienne
Repart sur les sentiers ...
Elle s'en va rencontrer
Les yeux d'un petit prince
La route sera belle
Qui la mène si loin
Mais son coeur est léger
Et son violon joyeux
Le chien trottine encore
Au flanc de la roulotte
Il gambade ravi
Il jappe et cabriole
Puis il suppliera grâce
Car le chemin est long
La roulotte est solide
Elle a tant voyagé
De coteaux en vallons
Sur la lande fleurie
Elle n'aime pas le bruit
Mais roule doucement
Sur les sentiers déserts
Au pas lent de Quiéto
Alors le temps s'étire
Et les pensées s'envolent
Le long d'un cours d'eau claire
Dans l'odeur des genêts
14 mars 2009
E L L E

Comment vous parler d'elle
Lorsque je ne sais plus
Ce que je suis pour elle
Comment vous dire la pluie
Les brouillards et le gris
Lorsque je ne voudrais
Vous parler que soleil
Comment vous expliquer
Qu'elle ne me connaît plus
Qu'elle à tout oublié
Que je ne compte plus
Comment vous expliquer
Que par elle j'ai vécu
Qu'elle m'a tout donné
Et puis tout effacé
Comment vous expliquer
Son coeur fermé d'amour
Dans ce lieu délaissé
Où elle s'est cloîtrée
Comment vous expliquer
Le fossé trop creusé
Ses mains un peu figées
Son rire qui n'en peut plus
Comment vous expliquer
Qu'elle ne reviendra plus












