31 mars 2009
Retiens en toi

Certains rivages solitaires
Guidés par l'onde très secrète
Couchent leurs mots et leurs espoirs
Le temps d'un jeu ou d'un soupir
Car dans le soir naissent les songes
Et les senteurs d'îles lointaines
Rappelles-toi mon tendre ami
Le parfum doux et scintillant
De chaque étoile de mon regard
Entends encore le martèlement
D'un coeur livré à la folie
De ses émois inavoués
Retiens en toi le goût du sel
Posé sur ma lèvre amoureuse
L'odeur du vent dans mes cheveux
Et mon sourire entre deux rires
Car à l'heure des grandes marées
Lorsque se découvre l'estran
Dans la respiration du vent
Nous naviguions sur l'océan
Sans savoir ou mène la vague
Loin de la rive prisonnière
Oubliant qu'au petit matin
Evadés d'un monde parallèle
Un chaud soleil nous chasserait
De l'indulgence de nos nuits blanches
27 mars 2009
1 an
Ma roulotte voyage depuis un an déjà
Sur les chemins secrets de la toile des mots
Elle vous a rencontré amis de chaque jour
Nos cœurs se sont croisés aux différents détours
De mes pensées posées dans mes pages vermeilles
J'ai beaucoup partagé et j'ai beaucoup reçu
Vos cœurs se sont confiés dans le monde caché
Des coulisses secrètes de nos intimités
Et mon cœur bat plus fort de vous connaître mieux
Je connais des visages et je connais des voix
Car dans le virtuel certains se font réels
J'ai rencontré des cœurs et de jolis regards
Alors un grand merci à vous qui me lisez
17 mars 2009
Mon âme bohémienne ...
Mon âme bohémienne
Repart sur les sentiers ...
Elle s'en va rencontrer
Les yeux d'un petit prince
La route sera belle
Qui la mène si loin
Mais son coeur est léger
Et son violon joyeux
Le chien trottine encore
Au flanc de la roulotte
Il gambade ravi
Il jappe et cabriole
Puis il suppliera grâce
Car le chemin est long
La roulotte est solide
Elle a tant voyagé
De coteaux en vallons
Sur la lande fleurie
Elle n'aime pas le bruit
Mais roule doucement
Sur les sentiers déserts
Au pas lent de Quiéto
Alors le temps s'étire
Et les pensées s'envolent
Le long d'un cours d'eau claire
Dans l'odeur des genêts
14 mars 2009
E L L E

Comment vous parler d'elle
Lorsque je ne sais plus
Ce que je suis pour elle
Comment vous dire la pluie
Les brouillards et le gris
Lorsque je ne voudrais
Vous parler que soleil
Comment vous expliquer
Qu'elle ne me connaît plus
Qu'elle à tout oublié
Que je ne compte plus
Comment vous expliquer
Que par elle j'ai vécu
Qu'elle m'a tout donné
Et puis tout effacé
Comment vous expliquer
Son coeur fermé d'amour
Dans ce lieu délaissé
Où elle s'est cloîtrée
Comment vous expliquer
Le fossé trop creusé
Ses mains un peu figées
Son rire qui n'en peut plus
Comment vous expliquer
Qu'elle ne reviendra plus
09 mars 2009
Testament
Pour toi Manuella
Pour toi cette passerelle et ces mâts
Et pour toi ce voyage dans l'inconnu
Dans la caresse de notre océan

J'ai longé la courbe inversée
D'un océan trop caressé
J'ai perdu la notion du temps
Et rédigé mon testament
Je veux léguer tout ce que j'ai
Mon coeur trop tendre
Mes idées folles
Mes émotions et mes passions
Toutes mes larmes déversées
Dans mes refrains apitoyés
Mes joies, mes peines et mes soleils
Mon vieux crayon, mon encrier
Et mon buvard tout déchiré
Oublié là entre deux pages
Compagnon de mes jolies marges
Mes plumes neuves, celles ébréchées
Que j'ai gardées en souvenir
Ces plumes qui ont fait ma vie
Mon temps perdu à te chercher
A te trouver puis à te perdre
Les temps bénis, les temps exquis
Je peux partir si tu veux bien
De mon refrain prendre grand soin
Je peux partir dans l'inconnu
Je sais que nous y serons bien
07 mars 2009
Je relève le gant !
Coumarine, la coquine, a reçu un prix de poésie...
Le prix du clitoris d'or, mais oui ...
Chez Pakita, c'est la semaine coquine. Décidément !!
Coumarine, nous a défiés
Je ne peux pas passer sans relever le gant de notre écrivaine préférée ...
Me pardonnerez-vous de vous emporter dans ce tourbillon de fantaisie osée ?
J'ai relevé le défi, juste pour elle.
Vous connaissiez le coeur de ma plume, en voici l'un de ses contours ...
L'a-t-il trop souvent effeuillée
Cette gourmandise du sans-souci
L'a-t-il trop caressée, trop balbutiée
Dans ses refrains si éphémères
Qu'il en a oublié le goût impertinent
Car voici qu'elle revient
Et le pénètre violemment
Il en reste tout étourdi
Malgré sa haute trahison,
Il la cajole de nouveau
Son coeur en tremble
Ses mains s'attachent à sa rondeur
Elle a surgit en liberté
Dans son entière nudité
Elle est revenue libérer
Sa jouissance encore endormie
Il l'a serre, il l'étreint
De ses longs doigts d'artiste
Oh ! Ne pas l'étouffer
Il s'en repaît, il en frissonne
Se noie dans ses hommages
Vibre dans son élan
Elle n'est plus elle
Il n'est plus lui
Et c'est un seul qui écrit
Les jolies choses de la vie
Dans l'infini plaisir
De sa plume enfin retrouvée
Qu'elle est cette beauté
Cette captive qui l'avait délaissé
Et qui le fait si merveilleusement chanceler ?
Oui il s'agit bien de la plume de l'écrivain sans laquelle il ne serait rien ...
Merci Coumarine, merci Pakita pour ce défi auquel j'ai pris goùt et qui m'a emmenée sur d'autres chemins.
06 mars 2009
Enfant du voyage

Danse, danse
Cheveux aux vents
Chante, chante,
Tu as vingt ans
Nage, nage,
Près de l'écume
Brillent, brillent
Ecailles vives
Hante, hante
Marins galants
Sirène ardente
Tu as trente ans
Vie facile
Tu as le temps
Lien fragile
A cinquante ans
Coeur paisible
Des souvenirs
Vivre vite
Cheveux d'argent
Existence
Trop vite enfuie
Dans la vague
De tes cent ans
01 mars 2009
Je ne sais pas

Je ne sais pas
Pourquoi un fleuve singulier
Grandit, avance et me surprend
Je ne sais pas
S'il caracole seul vers la mer
Ou si la houle légère et prompte
Fortuitement l'attire à elle
Je ne sais pas
Si cette dune en son abri
Qui réunit nos solitudes
Croque le sable de l'estran
Ou si la vague un peu gourmande
Pousse les grains en forme ronde
Je ne sais pas
Si les embruns un peu coquins
Portés par l'onde du destin
Dans le sillage de la lune
Se sont exaltés en chemin
Je ne sais pas pourquoi soudain
Mon coeur bat plus fort ce matin


