26 juin 2009
Pont de Gau
Des souvenirs heureux
Ont ressurgi hier
Du lointain de ma nuit
Des souvenirs douceur
Des souvenirs bonheur
Cachés dans mon oubli
Enveloppé du temps
Qui passe nonchalamment
Et qui jamais n'arrête
De couler son présent
J'ai retrouvé des pages
De ces moments enfouis
Par toutes ces années
Et mon coeur a vibré
C'était à Pont de Gau
Face au Parc aux oiseaux
Une cigogne noire
Mon ami si fragile
Et un blond hollandais
Mais surtout mes chevaux
Galopant au marais
J'ai retrouvé Pronto
Dans les étendues vastes
D'un pays si secret
Surgi de mon passé
J'ai retrouvé ici
Les amis qui ont fait
La bohémienne que je suis ...
14 juin 2009
Sel
Me voici de retour
Pardonnez-moi d'être parfois un peu silencieuse,
mais il m'arrive de devoir m'absenter
pour raisons professionnelles,
et de ne pas avoir de connection à ma disposition.
Un grand merci pour tous vos passages amicaux,
pour vos sympathiques commentaires,
et pour vos petits mots.
Du fond du coeur, je vous embrasse ...
Je fus marin dans l'antan de ma vie
Je fus marine le temps d'une éclipse
Et je fus vague dans les eaux endormies
Je fus le sel dans une vie trop sage
Et je fus vie dans une mort précoce
Je fus un chant dans une nuit sans lune
Je fus soleil dans un ciel souvent gris
Je fus musique et je fus joie de vivre
Pourtant mon coeur toujours
Dans le vent de la nuit
Soupire ses murmures ...
09 juin 2009
Au matin de l'âge d'homme
Grand-Coeur à bien voulu
C'est un plaisir pour moi
Et un honneur aussi ...
Voici les mots de Grand-Coeur

Au sortir de l'enfance
Ce fut le grand fracas
Gueules d'amour,
Paysans et fils de,
Par millions sont allés
Vomir leur insouciance
D'Ypres à Gallipoli
Au matin de l'âge d'homme
Ils se sont éveillés.
Gueules Cassées
Survivants improbables
Monuments nationaux
Hérauts du pacifisme
Et fruits de l'obusite
Quatre ans qui firent le siècle
Quatre ans qui furent une vie
Il faut garder des larmes
Pour plus tard
01 juin 2009
La glycine
Ce texte autobiographique
m'a été inspiré par cette photo
de mon ami Potierfou
Au fond du grand jardin
Souriait une glycine
Encadrant la tonnelle
Recouvrant de son ombre
Le petit banc de bois
Et non loin d'eux je crois
Mes rires sans soucis
Ceux de mon frère aussi
Au fond du grand jardin
Tout près de la glycine
S'envolaient loin les rêves
D'un grand-père et d'un frère
Le second s'est enfui
Et l'autre l'a suivi
Un élan différent
Deux sauts dans l'inconnu
La glycine n'a pas su
Mais elle a deviné
Les grands rires ont cessé
Et l'ombre s'est glacée
La maison fut vendue
La détresse est entrée
S'est mêlée aux sanglots
Des coeurs abandonnés
Au fond du grand jardin
Trônait une glycine
Elle est restée sans voix
Lorsque la vie partit
La glycine a perdu
Jusqu'au goût de rêver
Au fond du grand jardin
Pleurait une glycine



