Chuchotis

Réflexions diverses et variées. Quelques lignes sans prétention. S'exprimer en toute simplicité.

08 novembre 2009

Le temps d'un instant ...

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Je me souviens de cette époque
Lorsque nous étions encore six
Pas un de plus, pas un de moins
Le tout petit venait de naître
Et le grand n'était pas parti
Nous étions six qui vivions là
Dans la chaleur de la maison


C'est en voyant chez mon amie
Ces rayonnages ou sommeillaient
Chaussures de sport et souliers fins
Que cette image a repris vie


Une étagère pour chaque taille
Et une taille pour chaque âge
Celle du père tout en haut
Le fils aîné juste au-dessous
Celle de la mère à mi-hauteur
La mienne étant la quatrième
Le tout caché par un rideau


Ces souvenirs qui me reviennent
N'ont pas imprégné ta mémoire
Toi le petit, toi le sixième
Qui a si peu connu Papa
Et moins encore notre grand frère
Mais pour la première fois peut-être
En lisant mes mots sur la page
Imagineras-tu la vie
Qui fut la nôtre en ton jeune âge

Il m'a suffit d'une visite
Et de traverser un garage
Pour qu'à nouveau nous soyons six
Le temps d'un instant dans mon coeur


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31 octobre 2009

A Georges ...

A Georges, pour ton dernier mail.
Toujours en pensée de toi ...


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Alors que le vent fait provision de rafales puissantes et glaciales en prévision de l'hiver qui approche à grands pas, l'automne s'endort au fond de la vallée, recouvrant de quelques matinales gelées les vitres de la petite roulotte verte et rouge. La Bohémienne a quitté les falaises de sa Bretagne tant aimée.


Un matin, alors que le soleil rayonnait sa douceur, la Bohémienne a versé sur les cendres du feu de camp un peu de cet océan qu'elle aime tant. C'est ainsi qu'elle aime dire adieu à son campement, lui promettant alors des retrouvailles heureuses lorsque le printemps dans un renouveau merveilleux, reviendrait étinceler les vagues salées.


Tout au long de ce matin frais, la Bohémienne s'est affairée autour de la roulotte attristée. Il fallait bien pourtant abriter les deux vaillants chevaux, Quiéto et Pronto, qui commençaient à souffrrir des bourrasques querelleuses qui, dans leurs ébats avec la vague ardente, en oubliaient d'épargner les habitants de la côte.


La Petite Sirène quand à elle, s'était retirée dans la grotte abritée de l'anse qui jouxtait le vieux port. Bien à l'abri dans sa couverture d'écume claire, elle se blottirait alors que la tempête au dehors ferait rage, tout en chantant le bonheur de vivre ce nouveau printemps qu'elle espérait.

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La Bohémienne se retrouvait bien seule dans cette lande déserte. Même le Petit Lutin bleu qui l'accompagnait à la veillée lui avait conseillé un soir, alors que crépitait la flamme chaude du feu de camp, de s'en aller s'abriter sans tarder dans les vallons environnants. Et qui mieux qu'un Petit Lutin connaît les sillons du ventre de la terre, les petits recoins de la lande et ses mystérieuses cachettes ?


C'est ainsi que par un beau matin frisquet, la Bohémienne décida de lever le camp. C'était toujours un petit serrement de coeur que de quitter sa falaise aux merveilleux couchers de soleil et les embruns si odorants offerts chaque jour en parfum.


L'hiver promettait d'être rude mais Bimbo et Rex, les deux chiens, n'avaient cure d'affronter le froid de l'hiver car bien au chaud dans la roulotte, ils pouvaient à loisirs s'étendre auprès du petit poêle tandis que la Bohémienne accompagnée de son violon magique entonnerait quelques airs fantastiques et secrets que son peuple se transmettait par delà les générations.


C'est que la Bohémienne sait faire évoluer l'archet sur les cordes merveilleuses du petit violon et les notes s'envolent parfois en un tourbillon fou ou s'égrènent avec mélancolie dans la pénombre vespérale.


Mais même quand le violon est triste, que les fées replient leurs ailes d'un brusque coup de leur baguette, que les comètes s'éloignent vers d'autres galaxies ou que l'ami que l'on voudrait tout près de soi trouve une place si particulière au fond du coeur, les trois petites roses  continuent de tisser tendrement le sourire et les embruns de l'amitié.




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28 octobre 2009

Le nuage me l'a dit


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Si la mer garde les secrets
Les nuages au contraire
Racontent à qui mieux mieux
A qui veut bien entendre
Les rêves et les pensées
Des lutins et des fées


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La mer et l'océan
Les rochers et les vagues
Ne livreront jamais
Les confidences intimes
Mais le nuage léger
Qui court à perdre haleine
Disperse en son voyage
Les émotions suaves
Et les rêves trop fous
Mille mots entendus
Et cent pensées perçues


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Le nuage ne sait pas
Garder les confidences
Car il est trop volage
Et sans fidélité

Moi, j'entends le nuage
Et je sais lire en lui
C'est ainsi que je sais
Tes pensées les plus douces
Et les plus folles aussi



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Le nuage me l'a dit
Je sais qu'il ne ment pas


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23 octobre 2009

Doucement glisser




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Nul besoin de promesses

Pour s'offrir nos tendresses

Dispenser nos caresses

Et boire nos ivresses

Nul besoin de témoin

Pour dormir dans le foin

Et pour voguer si loin


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Je me laisse bercer

Aimer et câliner

Et je prends ton baiser

Même s'il est le dernier



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Nul besoin de compter

Les jours et les années

Pour doucement glisser

Dans ton éternité


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14 octobre 2009

Bélem


Ce matin, juste avant le "p'tit dej",
dans ma boite à bonheur, un "Cadeau-clic" tout bleu.
Un lien qui n'était pas arrivé par le vent du hasard
et qui m'amenait directement au Bélem,
à mon cher Bélem.

Mais se doutait-il qu'une image du passé ressurgirait en moi
et qu'il m'inspirerait quelques mots ?



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Il me reste de lui
Une brume légère
Une vision magique
Dans un matin naissant
Et cette apparition
Aussi soudaine que brève


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Une image de mâts
Et de voiles gonflées
De gabiers suspendus
Dans le vent de la Loire
Un silence alentour
Ouaté d'éternité
Et lui qui s'avançait
Vagabond de la mer
Perdu dans l'embouchure
D'un fleuve reconnaissant
Naviguant doucement
Sous mes yeux ébahis

Puis il s'est dérobé
Bordé d'épais brouillard


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Il filait, je l'ai vu
Il y a si longtemps
Et pourtant cette image
Jamais ne m'a quittée

Puis je l'ai retrouvé
Caressé, tutoyé
Il vient parfois s'ancrer
Dans les eaux de mon port
Et toutes voiles dehors
Il vogue dans les flots
De mon bel océan


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Mon rêve reprend vie

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25 septembre 2009

Qui peut me dire ?



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Qui peut me dire en ce matin

Pourquoi mon coeur est plein d'entrain

Qui peut me dire, car c'est certain

Sur les ailes d'un nuage doux

Un ciel si bleu brille pour moi

Qui peut me dire, qui peut me dire

Le chatoiement de mes soleils

La légèreté de mon soupir

Et la grâce de mon sourire

Qui peut me dire les couleurs claires

D'un jour délicat qui s'éveille

Un peu de toi, un peu de moi

Esquisse de mes aquarelles

Dans ce temps ou tu tiens ma main


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18 septembre 2009

Sentinelles de l'océan



De son
chemin des grand jardins
Roger Dautais est venu frapper à la porte de mes Chuchotis
J'ai découvert un grand poète
Tant par son art que par ses mots
J'ai voulu vous le présenter
Je vous invite à suivre le chemin
Et à aller le découvrir
Dans ses
chemins des grands jardins




Embrassé par mille tempêtes
Caressé par les vaguelettes
Et soumis aux fracas du vent
Poli par les lames dansantes
D'un océan sauvage et fier
Affranchi de millions d'années
De tant de siècles étoilés
Bercé par cent soleils couchants
Le rocher respire les effluves
De la vie et du temps qui passent




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Photo et créations land art -  Roger Dautais 2009



Disposés là comme en offrande
Veilleurs muets de l'océan
Solides et ténus à la fois
Ils portent loin dans l'horizon
Le regard chaud de l'homme poète
L'artiste exprime son émotion
Offrant ainsi et sans calcul
La magie pure du granit

Ces pierres ne sont pas silencieuses
Comme on peut le croire un instant
Elles chantent tant de mélodies
A qui sait bien les écouter
Elles disent la force et la vie
Et la douceur de l'infini
Sous les embruns d'écume blanche
Dans le ciel bleu de l'horizon
Voici qu'elles s'éveillent à la vie
Statues de pierres qui respirent
Médusées, leur longévité



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Photo et créations land art -  Roger Dautais 2009





Dans l'équilibre d'un vertige
A la fois furtif et précaire
Sentinelles majestueuses
Feux follets d'une saison douce
Sur les falaises du Bout du Monde
Où sur les grèves abandonnées
S'élèvent les Cairns du Landartiste

Rien n'est mirage, rien n'est illusion
Ici tout est rencontre, amour, souffle et beauté
Le temps égrène encore ses notes
Et moi je ris et danse ici


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12 septembre 2009

J'aimerai



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J'aimerai pouvoir vivre
Les trésors de demain
Et offrir au passé
Un bagage nouveau
Cheminer au hasard
De mes sentiers riants
Préserver le sourire
De l'enfant qui grandi
Courir à perdre haleine
Et ne plus aspirer
Qu'à la légèreté
En me laissant porter
Sur la gamme du vent

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07 septembre 2009

Déhanchent dans le firmament

Pour Pascale



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(Photo de Pascale)





Les grues veillent inlassablement
Sur les tristes quais du vieux port
Les géantes au regard figé
Trompent l'ennui de leur grisaille
Dans les embruns des clairs matins


Solitaires et abandonnées
Elles balancent leur palan
Au gré du vent ou de la brise
Tel un refrain sans fantaisie
Dans une musique assoupie


Parfois le vol d'un goéland
Entreprenant et audacieux
Sentinelle de l'océan
Vient se poser d'une aile sûre
Sur le métal froid et austère


L'horizon ne retient plus rien
Et de l'aurore au crépuscule
Les ogresses aux couleurs d'azur
Déhanchent dans le firmament
Leurs longs bras fins et élancés



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19 juillet 2009

Elle veut encore sourire


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B L O G    E N    P A U S E

Bonnes vacances à vous
qui venez me lire
et partager

Je passerai vous saluer chez vous
et déposer quelques bisous


A très vite





La Bohémienne va seule
Sur son chemin ardu
Et peu à peu s'éteint
La flamme vacillante
Qui maintenait sa vie
La Bohémienne à peur
De découvrir demain
Et confie son destin
Aux rayons arcs-en ciels
Sa main ne serre plus rien
Et son soulier trébuche
Sur les cailloux pointus
Son rêve se perd au loin
Dans un ciel incertain
Un long sommeil s'infiltre
Peuplé d'ombres insondables
Elle veut fuir et courir
Atteindre ce grand pont
Et franchir d'un grand bond
La distance inconnue
Elle veut encore sourire
Et sécher cette pluie ...



Posté par Fanzesca à 16:50 - Vrai de vrai - Commentaires [36] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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